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15ème  TROPHEE DES SPRINTERS à COUERON et

GRAND PRIX SUPER U DE DEMI FOND à PLOUZANE

Samedi 6 et Dimanche 7 Septembre 2008

 

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Les intempéries qui ont accablé, sporadiquement puis systématiquement la région Nantaise en fin de journée ont finalement eu raison de la « fenêtre » météo initialement promise , et de la bonne volonté de l’équipe organisatrice du Trophée des Sprinters à COUERON. Patience, application, méthode, il n’y avait rien à faire contre ce que l’on appelle, selon une formule qui a fait ses preuves, «  les éléments déchainés ».

 

 

Le meilleur public de France a eu la réaction à la hauteur de son standing : il a applaudi les efforts  désespérés puis vains de l’organisateur lorsque l’annonce de l’annulation de la réunion a retentie … Il sera là, on peut le parier, pour l’édition 2009, qui résonnera alors comme celle de la revanche, et dont la réussite éclatante sera à la hauteur des frustrations et de l’abattement que tout un chacun, pour peu qu’il hantât les abords de l’enceinte du Vélodrome Marcel de la Provôté, a  pû ressentir en ce triste samedi soir 

 

 

 

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Donc, ne pas céder au pessimisme, et à son fils aîné, le fatalisme …

Armés des dictons « stayers ni en rade, ni en reste, lorsqu’il court à BREST » et «  demi-fond a la cote en Pays LEON » nous virons toutes voiles dehors vers la pointe du continent Européen. Et là, c’est un franc soleil qui va nous tenir compagnie l’après-midi durant, nous réchauffant le cœur  (et le reste) de ses rayons bienfaisants …

C’est bon pour le moral de nos équipages, tous frustrés de n’avoir pû s’exprimer la veille  à COUERON … Ils piaffent d’impatience, et ont hâte d’en coudre, à l’évidence. Preuve en est vote apportée par l’entame d’une première manche durant laquelle ceux qui se sont insuffisamment échauffé vont vite comprendre leur douleur … L’impassible Helvète Reto FREY affirme très vite son magistère …

 

 

Sa trajectoire est celle d’un homme sûr de son fait et derrière lui, beaucoup sont à la peine … Seul Antoine GAUDILLAT lui tient réellement tête pendant cette série, pendant que Antoine GORICHON, pour sa part, fait un séjour « à la cave » … Les allemands MATECKY et HILDEBRANDT ne sont pas très pimpants quant à eux. Personne donc pour contrarier le parcours triomphant de Reto FREY.

 

La pause est bercée par les chants vigoureux du groupe « Les Marins d’Iroise », que l’on retrouve en ces lieux avec plaisir. 

 

 

Pendant ce temps, le public commence à remplir l’enceinte du vélodrome PONAN IROISE et ses contours. Lorsque sonne l’heure de la seconde manche, c’est une assistance record  qui va pouvoir se régaler de sensations fortes … Car l’on va y rouler encore plus vite que dans la première, et sans s’embarrasser de préliminaires … Emilien CLERE va en indirectement payer les conséquences : gêné, puis bloqué, par des pousseurs au départ, il va être contraint à un effort démesuré pour recoller au groupe parti bille en tête, effort qu’il paiera par la suite, déboursant deux tours de retard au final … Devant, on « emballe sec » la course : c’est tendu même entre un Andreas HILDEBRANDT méconnaissable et Reto FREY …

 

 

L’ allemand pousse les feux pour empêcher le passage du  Suisse qui devra s’employer pour y arriver … Mais une fois ce pensum expédié, c’est un Antoine GORICHON requinqué qui lui chipe le commandement.

 

 

Dès lors, on est en droit de penser que la messe est dite : on est à une dizaine de tours de l’arrivée, le classement semble fait. Les vivats du public ont salué la prise de commandement du français, et dans quelques instants l’excellent Eric JEGO n’aura  pas besoin d’en faire des tonnes pour « chauffer le public » : le spectacle à venir va amplement suffire à le faire. Car la température va prendre quelques degrés d’un coup lorsque, aux deux cents mètres, Reto FREY se lance dans un sprint époustouflant, alors même qu’ Antoine GAUDILLAT, qui le précède, jette ses dernières forces et tombe sur le dos du coureur parisien … Tout le public debout voit passer en même temps sur la ligne les deux Antoine et Reto FREY.

 

 

Mâtin, quel final !    Le public est « à point » sur ce coup là.  Faire mieux risque de s’avérer difficile …

Et pourtant, le déroulement de la troisième manche ne décevra pas une assistance désormais conquise.

 

Car c’est un final sous haute tension qui va conclure cette splendide journée. 

Les protagonistes : Antoine GORICHON, Antoine GAUDILLAT et Reto FREY. Car derrière eux, Andreas HILDEBRANDT est moins « saignant » que dans la seconde manche, et Ralf MATECKY fait jouer l’expérience pour rester dans le coup, mais sans pouvoir peser sur les évènements. Comme Emilien CLERE et Thomas WASKIEWICZ, qui  quant à eux ne sont pas dans un grand jour.

Revenons à nos moutons : Reto FREY, en homme fort, étouffe toutes les vélléités et mène tout son monde au point de rupture. Antoine GORICHON n’arrive pas à le faire plier et Antoine GAUDILLAT ne paraît pas être celui qui arrivera à le faire, lorsqu’on le voit « décoller » à deux reprises du rouleau de la moto de son paternel entraîneur.

 

 

Pourtant, avec un culot invraisemblable, il va, à quinze tours de la fin, entamer un retour sur la tête, porté par un public incrédule. Dès lors, certains le voient gagnant.

Hélas, au moment même où il conclut son spectaculaire retour, il va « plonger », spectaculairement.

Le public, encore tout électrisé, reporte dès lors ses encouragements sur Antoine GORICHON.

 

 

Le Suisse abandonne parfois son masque impavide quand ce dernier le pousse dans ses retranchements, mais il « encaisse » remarquablement le choc, et coupe la ligne d’arrivée en beau vainqueur, Antoine GORICHON à quelques longueurs. Dès lors, c’est l’ovation pour les héros du jour : l’impeccable Reto FREY, bien sûr, et nos deux Antoine, qui auront animé, et de quelle manière, ce superbe dimanche après-midi.

 

 

 

Dès lors, il n’y a plus qu’à se transporter en l'an  2009, et à espèrer que la candidature de PLOUZANE sera retenue pour organiser, comme elle s’est proposée de le faire suite à cette excitante réunion,

le prochain championnat de FRANCE.

 

Sur cette piste pour homme fort, "une piste d’hommes"

comme aurait pû dire AUDIARD, et avec un tel public,

« çà devrait le faire », non ? 

 

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