En conformité aux prescriptions de l’ U.C.I, sa motorisation doit se situer entre 500cc minimum et 1000cc maximum.
Le moteur ne peut être que de type vertical (les moteurs « flat twin » (type BMW) ) sont interdits.

de drôles de selles pour ne pas s'asseoir ...
Les dimensions :
- largeur du guidon : 0,70 m

- largeur des repose pieds : 0,63 m

- largeur du rouleau : 0,60 m
- hauteur : 0,335m du sol
La distance entre l’axe de la roue arrière et le rouleau est de 600mm minimum et 800mm maximum. Mais il arrive que, suivant la conformation de la piste, l’on soit amené à dépasser ces distances. Ce sont le président du jury et l’arbitre de demi-fond qui décident de régler la distance de ce rouleau à plus de 60cm selon la vitesse permise sur le vélodrome.

ici, le rouleau est carrément à 1m20 !!!!
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

... j'allais oublier : l'échappement libre ... sans lui, pas de magie !
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
3. Le vélo

Il n’existe plus de réglementation relative à la bicyclette du stayer.

vélo de stayer en 1903
Toutefois, tout un chacun peut relever, à l'observation du vélo du stayer, la présence des équipements suivants :
- une fourche inversée, pour éviter la chute quand le coureur touche le rouleau,
- deux roues équipées de boyaux entoilés, (dans la réglementation UCI de 1975 par exemple, l’entoilage total des deux roues étaient exigé – deux bandes de toile passant par-dessus la jante ou elles se joignent)

- guidon renforcé par une tige

- selle renforcée par une entretoise

En ce qui concerne le diamètre de la roue, la réglementation générale FFC spécifie pour les bicyclettes un diamètre maximum de 70 cm et minimum de 55 mm. Les roues avant des vélos de stayer sont de ce dernier diamètre.

Le port du casque est obligatoire (le demi-fond est, à ma connaissance, la première discipline de la famille cycliste a avoir imposé le port du casque, et lui au moins avait de bonnes raisons pour ce faire)
Ce sont le président du jury et l’arbitre de demi-fond qui décident éventuellement de la limitation du développement.


pas de blocages rapides en demi - fond ... des boulons, c'est plus sûr
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
4. L’entraîneur
(le « pacemaker » : littéralement :
« le faiseur d’abri »)

photo L. GUILBAUD
Il « brise » l’air avec sa poitrine et le coureur peut se loger dans le « trou d’air » situé derrière la moto. Il n’est pas exagéré de dire qu’un très bon entraîneur compte pour moitié dans la performance accomplie par son coureur. A tout le moins, 30 %, ce qui n’est pas loin du gain apporté au coureur par l’abri lui-même.
Il est obligé de tenir son guidon à deux mains, sauf pour procéder au règlage de son moteur, ou en cas de danger.
Son équipement doit être identique à celui de ses collègues et permettre au minimum une protection physique équivalente à ceux de la réglementation UCI ( je vous fais grâce de celle-ci… )

Il lui est interdit d’ajouter des éléments vestimentaires supplémentaires pour offrir un surcroît d’ abri.
5. Le coureur (le « stayer » : littéralement « celui qui reste dans l’abri »)

photo Didier GUERIN
Il doit rechercher la position le plus en avant possible, dans la limite bien sûr de la réglementation, savoir économiser ses forces, produire ses efforts à bon escient et éviter les remous. Bien entendu, il doit aussi dans sa trajectoire, prendre la mesure du « vrai » vent qui balaie la piste.
Les qualités requises :
- savoir rouler sur la piste (pratique des courses sur vélodrome)
- tourner les jambes en souplesse, vitesse de jambes,
- résistance, vitesse, rythme cardiaque

photo L. GUILBAUD
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
6. La piste
La vitesse pouvant être réalisée doit toujours, sous peine de devenir dangereuse, être proportionnée à la conformation de la piste, à sa largeur et au pourcentage du relèvement des virages.

Une ligne bleue dite « ligne des stayers » (anciennement appelée « corde des stayers », elle a été inventée par Georges PAILLARD et Victor LINART) est tracée à une distance qui ne peut être supérieure en aucun cas au tiers de la largeur totale de la piste.

La partie restante doit permettre dans sa largeur restante le passage de front de trois adversaires
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
7. La course
Elle se déroule en une ou plusieurs manches :
- soit sur une durée déterminée
- soit sur des distances à définir : 15, 20, 30, 50, voire 100 kilomètres
En principe, dans la majorité des cas, la position des coureurs au départ de chaque épreuve est déterminée par tirage au sort sur la piste même et l' ordre de départ des coureurs est inverse dans la deuxième manche à celui de la première.
Le départ est donné par le starter, au moyen d’un coup de révolver. Les entraîneurs entrent en piste sans les coureurs, qui sont alignés en file indienne, aux mains de leurs "teneurs".

Un tour après, les coureurs doivent avoir pris le sillage de l’entraîneur.

Est interdit :
- pour un coureur doublé « d’arrêter » un concurrent.
- de rouler à l’extérieur de la ligne des stayers, sauf pour se porter à droite du coureur en cas d’attaque.
- le passage à quatre coureurs (afin de permettre le passage de front de trois coureurs)
En cas de panne ou d’accident, la course est neutralisée pendant le nombre de tours complets se rapprochant le plus de la distance de 1 500 mètres, sauf dans les cinq derniers tours, ou dans la dernière minute, où le coureur est dernier car pour pouvoir être classé, le coureur doit obligatoirement passer la ligne d'arrivée.
Si la piste est impraticable, la course est arrêtée et suivant la distance parcourue, existent trois possibilités :
1 - dès que possible un nouveau départ est donné
2 - un nouveau départ est donné sur les positions acquises au moment de l'impraticabilité
3 - le résultat est acquis
L’arrêt de la course est signifié par un double coup de révolver.
Nota Bene : signification des avertissement éventuellement dispensés pendant la course par les commissaires de piste :
- avertissement : drapeau vert
- avertissement avant mise hors course : drapeaux vert et jaune ensembles
- mise hors course : drapeau rouge
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
7. Les tactiques
Le tour aux balustrades :
Il a pour effet de réduire l’effort du démarrage. Il consiste pour l’entraîneur de monter peu à peu aux balustrades tout en se maintenant à la même distance de l’adversaire, puis à descendre à la corde, tout en évitant les effets des remous d’air de l’équipage précédent
Le virage en œuf à la coque :
ll a pour effet de supprimer l’effort du stayer dans le virage .
L’ entraîneur monte légèrement en attaquant le virage, pour replonger à la corde à la sortie du virage.
Il est interdit car s'il a pour effet de supprimer l'effort du stayer dans le virage, il permet surtout de rendre impossible le dépassement par le concurrent
(le passage à la corde est interdit)