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LA GB 50 à LURCY LEVIS

« Que la fête soit belle ! », aime souvent à proclamer l’ami Gérard BESSON, lorsqu’il anime les grand-fêtes de la piste … Et même si en ce samedi 3 Mai, c’était plutôt un anniversaire, et en l’occurrence le sien, que l’on célébrait, belle, la fête le fût ( à répéter en boucle, vous verrez, c’est amusant …).
Incontestablement donc, la fête a été Belle, avec un B majuscule. Tout a concouru à cela : tout d’abord, une « niche » météorologique inespérée, de par les temps qui ont couru jusque là … Puis, la présence massive des amis de G.B, témoignant en l’auguste vélodrome de leur attachement à sa personne … Ensuite, le public, qui ne s’est pas dérobé à l’invitation … Enfin, les coureurs et les entraîneurs, venus conjuguer sur le ciment Lurcyquois le festif et le sportif.
Pourtant, l’idée de créer un évènement unique (stricto sensu : il ne peut y avoir qu’une seule GB 50) en son genre pour célébrer son anniversaire était de celle que l’on pouvait à priori qualifier de hardie de la part de l’animateur-organsateur. De plus, souffler en cette occasion ses cinquante bougies, an alternant prestations au micro et courses sur le vélo constituait une sorte de gageure … Qui a été soutenue, car, sans verser dans l’emphase (vous me connaissez, ce n’est pas mon genre) je crois pouvoir dire que la GB 50 a su donner du bonheur à tous : à son instigateur, à ses spectateurs, et même à ses acteurs, et çà, c’est pas commun …
Pourtant, n’allez pas croire, à la lecture de ce tableau idyllique, que les débats pistiers aient été émollients, ou comme ensuqués par le chaud soleil qui darda de ses rayons ardents le vénérable vélodrome (je ne sais pas si vous vous rendez compte le mal que je me donne à trouver des images pareilles) …Certes non : on n’a pas « roupillé » sur la piste en ce samedi béni, vous pouvez m’en croire. D’ailleurs, l’on aurait tenté de la faire que c’eût été chose impossible, avec ce public tambourinant à tout va les panneaux métalliques dans les moments de fièvre …
Prémisses d’iceux, une première poussée d’adrénaline nous est procurée lors du sprint roué qu’exécute Wim BEIRNAERT aux dépens d’ Antoine GORICHON lors de la course Scratch. …
Derrière ces deux là, le suisse Reto FREY semble paisiblement prendre ses marques.
15 h 30 : et voici arrivée l’heure de la première manche derrière derny ! Une fois de plus, le pouvoir attractif des engins motorisés va jouer à plein. La température monte illico de quelques degrés.
Il faut croire que Wim BEIRNAERT se plait à LURCY LEVIS. Après le Scratch, il remporte sans coup férir la manche, disputée par les coureurs internationaux et régionaux., la délégation belge accomplissant par là même un joli tir groupé. Nico ILLEGEMS termine second, Antoine GORICHON s’intercale devant Luc VLOEMANS et Edwin SMEULDERS.

Quarante cinq minutes plus tard, c’est la seconde manche. Elle va nous « surleculter », tout bonnement (l’expression peut sembler un brin vigoureuse, mais elle n’est pas dénuée de justesse, ni, bien sûr, de fondement (désolé … ) ). Car les coureurs et les entraîneurs, aiguillonnés par un Gérard BESSON déchainé (ne va-t-il pas jusqu'à demander en début de manche, en prenant le public à témoin, la constitution d’un front anti-belge, rien que çà !) vont montrer pour l’occasion que même s’ils sont venus célébrer l’anniversaire du g-a (gentil animateur), dans la bonne humeur et la décontraction, ils n’en oublient pas pour autant les devoirs de leur charge … Jugez en : 50 tours déroulés crescendo; un peloton qui perd ses unités tel un sac de blé percé laisserait un à un filer les grains qu’il contient (pour les images, je fais ce que je peux) ; un défilé de masques douloureux, révélateur de l’intensité de la lutte !
La vérité va se faire jour à l’approche des dix derniers tours … Il ne reste plus de cette impitoyable élimination par l’arrière que deux Belges : Wim BEIRNAERT et Edwin SMEULDERS. Un Helvète : Reto FREY. Un Français : Antoine GORICHON. Derrière, ce n’est plus qu’une procession éparse. Les exhortations de Gérard BESSON portent l’exaltation du public à des sommets. Je suis quant à moi vaguement inquiet pour la pérennité des panneaux métalliques, sur qui pleuvent une moisson de coups vigoureux !
Devant ce spectacle, les « suiveurs », les « connaisseurs », les vagues « sachants » de la cause cycliste tel votre serviteur, en restent quant à eux cois (quoi ?) à la vue du spectacle proposé. Le Suisse Reto FREY s’est départit de sa placidité et c’est dans un style rageur, la bouche ouverte, qu’il passe à la cloche. Derrière lui, Antoine GORICHON aplatit un peu plus sa grande carcasse sur sa machine, Plus loin, Wim BEIRNAERT a déjà reculé, et son merveilleux coup de pédale, s’il conserve son velouté, apparaît désormais plus pesant. Edwin SMEULDERS a quant à lui « rupté » quelques instants auparavant … Il se passe du « lourd », du conséquent, cet après midi dans la cuvette de LURCY LEVIS, et çà n’échappe à personne.

Reto FREY, dans le sillage de François TOSCANO, coupe la ligne le premier. Il a tendu l’élastique de la course jusqu’à le faire rompre. Antoine GORICHON a laissé partir le Suisse après une belle résistance. Plus loin arrivent Edwin SMEULDERS, puis Wim BEIRNAERT … Les autres coupent la ligne les uns après les autres : il y a belle lurette qu’il n’y a plus de peloton …

Quel spectacle ! (excuse moi, Gérard, de t’emprunter une de tes formules préférées). Pour rouler, çà a roulé ! Et côté ambiance, çà a ambiancé ! Ami Gérard, reconnais que pour tes 50 ans, coureurs, entraîneurs et public t’on fait là un bien beau cadeau d’anniversaire.
Mais le maître de céans n’y trouve pas encore son compte. Non content d’avoir réveillé ses talents de sprinteurs (affichant au passage une belle maîtrise dans l’exercice du surplace), il va remporter la manche derrière derny réservée aux coureurs de la GB 50. Côté cadeaux d’anniversaire, n’en jetez plus. Après çà, la cour est pleine !

Reste le Tour d’Honneur. Cette GB 50, selon un rite qui a fait ses preuves en ces lieux, se conclut par le défilé triomphal et bon enfant de tous les acteurs de la journée, mêlant les poussins et les élites, voire les coureurs ayant repris spécialement le vélo pour l’occasion (je ne citerai pas de nom). Il est facile de se convaincre, en assistant à cette apothéose, que oui, décidemment, la GB 50 a sû donner du bonheur à tous ses acteurs et spectateurs en ce magnifique samedi de printemps.

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