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BERNARD DECONINCK
Une carrière de grand stayer brisée sur le tapis vert
par Patrick POLICE

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OLYMPIC STADION d’ AMSTERDAM, soirée du Jeudi 13 Août 1959 ... Le championnat du Monde des stayers amateurs touche à sa fin .
Peu de temps avant, dès 19 h 30, les demi-finales et la finale du tournoi de poursuite se sont déroulées … Nul ne peut imaginer ce soir là que Roger RIVIERE, éblouissant vainqueur, vient de décrocher là, face au tenace Albert BOUVET, son dernier titre de champion du monde …

Bernard DECONINCK entre Albert BOUVET et Roger RIVIERE
Sur la large - lors des attaques, les coureurs se retrouvent parfois à quatre de front ! - piste du vélodrome, dont les tribunes sont pleines à craquer ( on parle de 66 000 spectateurs, excusez du peu !) les stayers vont bientôt achever leur ronde pétaradante …

Quatre de front : vous voyez que je n'exagère rien !
Le public Hollandais attend avec confiance l’apothéose que doit constituer la victoire du « local », le blond Arie VAN HOUWELINGEN.
Pensez donc : il ne reste plus que 10 minutes à courir (la finale se court sur une heure pleine), et il semble bien qu’il ne puisse plus maintenant être battu … Vainqueur de sa manche qualificative, il roule dans cette finale depuis une bonne cinquantaine de minutes à plus de 80 km./h de moyenne ( ! – oui, vous avez bien lu !) vers un sacre annoncé …
A deux tours de piste trois quart du coureur néerlandais, le Français Bernard DECONINCK, vainqueur lui aussi de sa série, peut raisonnablement escompter que la deuxième place viendra récompenser ses méritoires efforts.
D’ailleurs, le troisième, le tenant du titre, l’ Allemand de l’ Est MEISTER est à 7 tours et des poussières : les trois places du podium sont « faites », pour ainsi dire ….
Quand on pense que pour Bernard DECONINCK, il s’agit seulement de sa sixième course derrière moto ! Dans le sillage du « maître à entraîner » qu’est Ugo LORENZETTI, il a jusque là accompli une course superbe, autrement plus compliquée que celle de celui qui le précède … Car il lui a fallu venir à bout de la résistance (à la limite de l’obstruction) des deux autres coureurs Hollandais, BUIS et VAN DER MEULEN, qui, sur le coup, ont joué le jeu d’équipe avec VAN HOUWELINGEN, çà n’a échappé à aucun des observateurs sur place. Et, comme si ce n’était pas encore assez, il a dû se défaire en outre des attaques du tenant du titre, l’ Allemand de l’ Est MEISTER ….
Oui, cette deuxième place, décidemment, il ne l’aura certes pas volée …
Et puis soudain, ce scénario si bien construit va se déliter en quelques secondes ...
Car une sourde rumeur enfle dans le vélodrome : 6 minutes avant la fin de la course, la moto de Fritz WIERSMA, l’ entraîneur d’ Arie VAN HOUWELINGEN, décèlère inexorablement … Illico, son coureur, derrière, comprend qu’un petit drame est en train de se nouer … C’est la panne d’essence ! ….
Au terme du règlement, l’entraîneur dispose de trois tours de piste, soit ici à AMSTERDAM de près d’un kilomètre et demi, pour se remettre en course et entraîner à nouveau son coureur … Le règlement autorise le changement d’entraîneur, mais alors le coureur écope d’une pénalité d’un tour …
Arie VAN HOUWELINGEN roule seul …
L’entraîneur de substitution tarde à entrer en piste ….
Ugo LORENZETTI comprend immédiatement le parti qu’il faut prendre dans cette situation : par gestes véhéments, il fait comprendre à son poulain qu’il est désormais en tête, et dès lors, l’ on accélère le train : sur ce coup du sort, finies les positions acquises ! Et tout cela se déroule sous les yeux d’une foule désormais debout , qui, comme frappée de stupeur, comprend que le maillot de champion du Monde est en train de changer d’épaules, tout simplement !
Le « tandem » français « pousse les feux ».
Cela fait plus de deux tours maintenant que VAN HOUWELINGEN, en tournant seul, attend son pacemaker …Et puis, çà y est, juste avant la limite des trois tours de neutralisation autorisés, l’entraîneur de rechange arrive enfin, mais dans un costume grossi, (pas règlementaire donc), et aspire enfin dans son sillage le Hollandais en détresse … Ce n’est que quelques tours plus tard que VAN HOUWELINGEN va reprendre, « à la volée », le sillage de son entraîneur d’origine, Fritz WIERSMA …
Dès lors, il se lance férocement en chasse du duo LORENZETTI – DECONINK, qui lui, roule plein gaz, vous vous en doutez un peu !
La rage au cœur, l’ équipage WIERSMA-VAN HOUWELIINGEN revient sur les deux français, et tente illico de les déloger de la position de tête au moyen d’une attaque désespérée … Mais çà ne passe pas ! Et au terme de cet ultime assaut, (engagé dans le dernier tour, cardiaques s’abstenir !) ce sont les deux français qui coupent la ligne d’ arrivée en tête : Bernard DECONINK est champion du monde des stayers !!!
Fort justement, les commissaires font rien moins que leur travail : ils donnent le classement : 1er DECONINCK 2è VAN HOUWELINGEN. …
Le jeune Français est alors entouré par la délégation française en liesse, et Robert CHAPATTE, (pour les plus jeunes, Robert CHAPATTE a été, après une belle carrière de coureur, le plus fameux journaliste de télévision qui ait jamais servi le cyclisme) interviewe le vainqueur au bord de la piste …
Mais pendant ce temps, le résultat n’est ni affiché, ni annoncé … Et l’on ne tarde pas à apprendre entre temps que la délégation hollandaise a posé réclamation …
Il règne dès lors une ambiance particulière dans le vélodrome, et, suivant le camp auquel l’on appartient, elle n’a pas la même qualité … Le temps, dans l’enceinte du vélodrome, semble s’ être suspendu …. Et va suivre une période d’atermoiement, d’interminables palabres, de louches conciliabules en coulisses …
En coulisses justement, on porte à la connaissance des membres du Comité d’ Appel, que Bernard DECONINK a couru il y a quelques semaines de cela (plus exactement le 18 Juillet 1959) au Parc des Princes avec les professionnels pour la réunion du Grand Prix du 46è du TOUR DE France, au cours de laquelle il a bataillé avec les VARNAJO, TIMONER (vainqueur ce jour là ), MARSELL et consorts, tous pros patentés …

La fameuse réunion du Parc des Princes
Règlementairement, le français n’est donc pas qualifié à courir avec les « purs ». Objection, votre honneur : Mr DECONINK est bien en possession d’une licence « amateur » délivrée pour la circonstance par la FFC quelques jours avant l’épreuve … Et puis, il a coupé la ligne le premier, et le Hollandais, si on fait une application exacte des règlements, doit donc être déclaré second.
Mais nous sommes aux PAYS BAS, le vélodrome est plein à craquer d’un public qui ne veut reconnaître qu’un seul champion du monde, l’enfant du pays …
Les membres du comité d’ appel convoquent Bernard DECONINK. Ils lui proposent le marché suivant : on « oublie » ce pénible incident et on lui laisse le bénéfice de sa seconde place … Ainsi, on remet le maillot arc-en-ciel au Batave et on « s’asseoit » ce faisant sur la bourde fédérale … Et tout le monde est content, non ?
Il y a une demi - heure bientôt que la course est achevée, et la finale des stayers professionnels a déjà débutée … C’est dans cette atmosphère décalée, vaguement irréelle, que va enfin tomber l’annonce officielle du résultat … Les haut parleurs résonnent : … Arrive l’annonce en français … : « 1er Adrie VAN HOUWELINGEN ……. 2è Bernard DECONINCK ».
Bernard DECONINCK est abasourdi, son entourage également, et il va pleurer à chaudes larmes à l’annonce de ce verdict …

en larmes sur les épaules d' Ugo LORENZETTI

Bernard est encore visiblement sous le choc

Bernard DECONINCK; Adrie VAN HOUWELINGEN; Lothar MEISTER

Encore un peu dépité, et il y a de quoi ...
Retour en arrière …
Un mois auparavant, Bernard DECONINCK avait, en surclassement, endossé à LA CIPALE de VINCENNES un paletot tricolore riche d’espérances … Ce titre de champion de France succédait à celui de champion d’ Ile de France, lui aussi remporté à LA CIPALE de VINCENNES … Au championnat de France donc, il écoeure ses adversaires, battant notamment le tenant du titre, Henri TOMASSI, de plus de trois tours ! .

Ces deux épreuves, il les avait remportées avec une telle autorité que la presse de l’époque n’avait pas hésité à évoquer à son sujet les glorieux anciens, en le qualifiant de futur LACQUEHAYE, rien que çà …
Toutefois, quand, peu de temps après, il apprend qu’avec son compère Claude ULRICH, il est sélectionné pour le championnat du Monde des stayers, il est un peu déboussolé … Tout est allé si vite … Pourtant, à un ULRICH dubitatif, il dit : « Personne ne nous connaît … Qu’est ce qu’on risque ? » … Finalement, Claude ULRICH ne fera pas le déplacement aux PAYS-BAS … Il ne fera d’ailleurs jamais plus de demi – fond ….
Et puis, l’ aventure du championnat du Monde se concrétise un peu mieux quand, le 24 Juillet 1959, la F.F.C lui envoie à lui, l’ Indépendant, démarche qu’elle ne sait pas encore être si lourde de conséquences, une licence de stayer amateur à lui retourner signée …
Quelques semaines plus tard, il n’y a plus à douter de la réalité de la chose quand Bernard se rend au rendez-vous donné par Ugo LORENZETTI à son domicile parisien du 17ème arrondissment … Et l’on embarque vivement, direction AMSTERDAM, dans la Traction CITROEN d’ Ugo , cette fameuse traction, (un modèle 15 / 6 je crois bien) sans banquette arrière, à l’intérieur de laquelle un rail est installé pour fixer la moto, sur les roues de laquelle les coureurs posent leur tête pour s’endormir, en guise d’oreiller !
Le temps d’arriver en terre batave, d’accomplir une sortie sur les routes du pays en compagnie du poursuiteur Marcel DELATTRE, membre de la délégation française déjà sur place et le jour de la série qualificative arrive …
Et en ce samedi 8 Août 1959, sur la piste d’ AMSTERDAM, il va remporter la première manche avec une autorité confondante : le champion du monde de l’année précédente, l’ Allemand MEISTER est proprement « estoqué » par le Français, qui mène sa course avec une maestria que l’on n’attend pas de la part d’un néophyte …
Après une telle prestation, chacun pense que tous les espoirs semblent autorisés au stayer français … Même si celui-ci peut bien se rendre compte que dans la seconde manche, le Hollandais VAN HOUWELINGEN, dont il suit les évolutions à partir des gradins à l’aide de jumelles, semble être un fameux « client » …
L’ épilogue de cette triste histoire, vous la connaissez désormais …
Pourtant, le véritable épilogue, le mot « fin », c’ est la F.F.C qui va l’écrire, avec un sens de l’humour bien involontaire, en réclamant à Bernard DECONINCK en Octobre 1959 la licence amateur qu’elle lui a si imprudemment délivrée, et en lui signifiant qu’en qualité d’ Indépendant, il est désormais autorisé à participer aux épreuves de demi fond aux côtés des professionnels avec le maillot de champion de France, et ce pour éviter le « renouvellement de regrettables polémiques … » … On en rirait, non ? …
La mésaventure qu’il a vécue à AMSTERDAM va durablement affecter Bernard DECONINCK …
Il honorera bien quelques contrats derrière en France et à l’étranger (mais pas aux PAYS-BAS, on s’en doute), et dira adieu à jamais au demi-fond après une ultime apparition derrière moto aux 6 Jours de Madrid le 2 Avril 1960, épreuve au cours de laquelle selon son propre aveu, il « n’avance pas », contrecoup d’une jaunisse qui l’a affaibli …
Le « coup fourré d’ AMSTERDAM » ne passera jamais …
Nous pourrions arrêter ici cette triste et fantastique histoire, mais ce serait oublier qu’outre ses talents de stayer, qu’il ne pût, nous l’avons vu, ne mettre en exergue qu’une seule saison, Bernard DECONINCK a été un excellent coureur sur route et un pistard « haut de gamme » …
Lorsqu’il gagne le 6 Avril 1952 sa toute première course (40 kms en catégorie minimes), le Prix PIERROT à BAGNEUX, (ville de la proche banlieue sud de PARIS), dont l’arrivée est jugée sur l’avenue Henri BARBUSSE, le nom de DECONINCK n’est pas sans évoquer quelque chose aux amoureux de cyclisme … Ils se rappellent le vainqueur en 1931 du Critérium International de Cross Cyclo Pédestre ( l’ancêtre du championnat du Monde de cyclo – cross), Henri DECONINCK … Henri DECONINCK, dont la carrière de routier fût abrégée par un terrible accident survenu dans le Circuit de l’ Ouest en 1932 a été un champion qu i a marqué son époque … A l’évidence, Bernard semble en cette année 1952 marcher sur ses pas …
Licencié à l’ E.S NANTERRE, club F.S.G.T, Bernard rafle les bouquets : 19 précisément, en deux saisons, celles de 1952 et 1953. Puis, il rejoint début 1954 les rangs du club FFC des Bleus de France de SURESNES … Les victoires s’enchainent … Et le point d’orgue de la saison sera sa victoire, le 27 Mai à STRASBOURG dans le Premier Pas DUNLOP. Pour se qualifier, il se classe d’abord quatrième des éliminatoires départementales, puis régionales … Le jour de la course suprême, l’ascension du Mont Saint Odile ne lui pose pas, à lui le rouleur, trop de problèmes, puisqu’il figure dans le groupe des sept échappés qui peuvent prétendre à la victoire … Et, dans les faubourgs de STRASBOURG, il démarre sur une portion pavée (normal, pour lui, le descendant de cht’imi né à LILLE), et remporte la victoire devant le futur professionnel Hubert FERRER, qu’il laisse à six secondes, et celà sous les yeux de Roger HASSENFORDER et Ferdi KUBLER, venus ici en badauds de METZ où ils honoraient un contrat … Avec huit victoires en cette année 1954, il passe directement en deuxième catégorie.

Cette victoire dans ce qui constitue un véritable championnat de France des débutants, lui ouvre les portes du glorieux Vélo Club de LEVALLOIS PERRET … Sous le maillot noir et blanc, cet athlète d’ 1m 75 et 73 kgs , qui porte toujours lunettes, remporte à 19 ans (il est né le 26 Avril 1936) sa première course au début de la saison 1955 : PARIS – EZY …. Quelle rentrée fracassante, et ce dans ce qui constitue la première course de la saison ! Il passe en "première caté" de ce fait et en Juillet de la même année, il finit quatrième du championnat de France de poursuite, éliminé en demi – finale par un certain … Roger RIVIERE …

Avec un coureur de ce calibre, le vénérable et glorieux club Levalloisien prend illico un coup de jeune, et ce pour la plus grande joie de l’illustre Paul RUINART, dont on peut oser affirmer que Bernard DECONINCK aura été le dernier « grand » coureur … Et dire que le Père RUINART prétendait dit-on que les coureurs à lunettes ne pouvaient pas faire des champions (pardonnons lui … Il ne pouvait pas savoir qu’un Laurent FIGNON remporterait plus de vingt années plus tard deux Tours de France … Par contre, l’exemple du sprinter Hollandais VAN VLIET aurait déjà dû le détromper …)

Paul RUINART avec ses chers coureurs du V.C.L
1956, c’est l’année des Jeux Olympiques de MELBOURNE … L’ équipe de poursuite olympique du Vélo Club de LEVALLOIS, avec laquelle Bernard DECONNINCK devrait, en bonne logique, faire le voyage en AUSTRALIE, n’est pas, pour des raisons obscures, retenue … Mais 1956, c’ est aussi l’année ou les « évènements » d’ ALGERIE vont devenir « guerre » d’ ALGERIE.
Bernard DECONINCK va effectuer son service militaire au BOURGET … Bien sûr, il n’ira pas crapahuter dans les Aurès, mais son activité cycliste va se trouver forcément réduite … Et dès qu’il peut trouver un moment pour rouler, c’est vers la piste qu’il se tourne …
Car depuis l’année 1955, avec son compère Claude ULRICH (lui aussi coureur du V.C.L et fils de champion, le sprinter Maurice ULRICH), puis avec Bernard GOURDET (coureur du V.C.L également et avec qui depuis 1955 il constitue une redoutable paire « d’américain ») puis enfin de nouveau avec Claude ULRICH lorsque ce dernier reviendra de son service militaire en ALGERIE), il écume avec bonheur les pistes des vélodromes de France …

Puis, libéré de ses obligations militaires, aux termes de vingt neuf mois de service, Bernard DECONINCK revient tout naturellement, fin Octobre 1958, à la piste en qualité d’ « Indépendant », tout en continuant à fréquenter les pelotons sur la route … Sur toutes les pistes de l’ hexagone, les paires DECONINCK – GOURDET ou DECONINCK – ULRICH deviennent incontournables , et ils côtoient ce faisant les professionnels les plus illustres. Ils seront de ceux qui embraseront les dernières soirées du Vél ‘ d’Hiv ‘ avant sa mort programmée …
En 1959, c’est sur les conseils de son manager Roger PIEL, qu’il va se lancer dans l’aventure du demi – fond … Mais Papa DECONINCK met aussitôt le holà : il ne peut chasser de sa mémoire l’affreux accident advenu à son ami Aubert WINSSINGUES, mort sur la piste du vélodrome du Croisée LAROCHE un quart de siècle auparavant … (cf. rubrique « Dans le Rétro : Aubert WINSSINGUES) … Il faudra toute la diplomatie de Roger PIEL pour que Bernard DECONINCK se lance dans la spécialité, avec les succès puis l’ infortune que l’on sait …

La parenthèse demi – fond fermée à jamais, Bernard DECONINCK qui était depuis deux saisons licencié à l’ A.P.S.A.P ( Association des Personnels Sportifs des Administrations Préfectorales) signe en 1961, un bail d’un an avec le C.V DYONISIEN,.
En 1962, il revient dans le giron de la Fédération Travailliste, au sein du club de l’ U.S.E GAZ puis vient grossir les rangs de l’ U.S. M.T (U. S METRO TRANSPORTS) en 1963, et ce jusqu’à la fin de son activité cycliste, au terme de la saison 1965 …
Un second épilogue, plus sentimental, sera donné à son parcours de coureur cycliste, lorsqu’il gagnera en 1997 (à plus de 41 de moyenne, s’il vous plait !) l’épreuve des Gentlemen d’ AUBAGNE, course qu’il avait gagnée … 42 ans auparavant en 1955 …
Routier, Poursuiteur, américain, stayer, toutes disciplines exercées au très haut niveau … A l’évidence, Bernard DECONINCK a eu une carrière bien remplie …
Pourtant, qui peut affirmer que son parcours aurait été le même, si, un certain soir d’ Août 1959, à AMSTERDAM, sur la piste du Vélodrome Olympique ….
EPILOGUE : Quand on lui demande quelle image marquante il garde en mémoire de sa carrière de coureur cycliste, Bernard DECONINCK n’est pas long à évoquer un Circuit de la Demi – Lune, couru en BRETAGNE sur 130 kilomètres à PONTIVY, en …. 1959 …. Là, il mesure toute la chance qu’il a de se retrouver aux côtés du grand Fausto COPPI, dont il devine qu’il accomplit une de ses dernières saisons (en fait, ce sera hélas la dernière ) … Rouler avec COPPI … Quel privilège ! … Un Fausto COPPI qui, même à 40 ans, roule encore sacrément, il peut en témoigner … Et ce jour là, Bernard côtoie dans le peloton, un autre monstre sacré : Jacques ANQUETIL …….
Quel formidable souvenir !

Je tiens à remercier tout spécialement Monsieur Bernard DECONINCK, qui a mis à ma disposition, avec générosité et en toute confiance, ses remarquables archives personnelles.
Celà a été un très grand plaisir de travailler, en franche et honnête collaboration avec lui, mais un bien plus grand encore de lui avoir procuré de la satisfaction à revivre son parcours à la lecture du présent article ...
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