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Sous son bienveillant contrôle, le Directeur Technique National Monsieur Lucien BAILLY nous avait donné carte blanche et était donc en parfait accord sur le programme que nous lui avions présenté.
Les nouvelles, dans ce milieu, vont très vite, on ne sait pas trop pourquoi mais ce qui est sur, c’est que, nombre de personnes venues dont on ne sait trop ou se trouvaient, d’un seul coup, un intérêt pour la discipline tout comme Toto Gérardin lorsqu’il s’était agit de présenter la discipline du demi-fond …au Japon !!!
Chacun voulait participer…d’autres, déjà, se proposaient pour nous obtenir des motos !!! Bruno Walrave de sa Hollande nous proposait une moto …anglaise etc…
L’engouement se faisait jour, André Chalmel proposait d’inclure du derrière moto dans son épreuve …a venir.. des 6 jours de Bretagne espérés du 12 au 17 juillet 1982 et qui ne furent hélas, jamais organisés.Par lettre en date du 21 avril 1981 J.C.OLIVIER directeur départemental « YAMAHA » et A. CONTAT-DESFONTAINES chef des ventes « Sonauto » adressaient la meilleure proposition soit 12 YAMAHA type X 650 pour le meilleur prix consenti de Frs : 11..466,84 ttc par machine. (Copie jointe en annexe)
Finalement, par ce que nous n’avions pas de préférence, le choix s’est porté sur ce type de moto japonaise car le « mieux disant » ; il nous était proposé une série de 12 machines et par ce que cela était, sans conteste le meilleur prix Claude LARCHER, au nom de la Fédération Française de Cyclisme, a conclu la transaction.
 
Le premier point du programme »recherche du type de modèle de moto a retenir » était réalisé ; il convenait de poursuivre.
C’est encore un passionné de vélo qui retenait notre attention, Claude BOUCHALET, directeur sportif adjoint occasionnel de Paul KOECHLI dirigeait une prospère et remarquable entreprise de mécanique de précision,la qualité des machines , la propreté de l’atelier le sérieux de l’équipe de techniciens étaient impressionnants et inspiraient confiance ; comme il s’agissait d’un garçon sérieux et conscient, d’un technicien averti, il ne fut pas facile de le convaincre d’accepter et il a été nécessaire de faire preuve de beaucoup de diplomatie.
Nous avancions de notre mieux, et bien sur, tout n’était pas des plus facile, la discipline poursuivait son petit bonhomme de chemin et le Dimanche 19 juillet 1981 le championnat de France de Demi-fond « ouvrait » la semaine fédérale qui cette année là avait trouvé l’hospitalité sur la piste du vélodrome de Reims ; ce fut la dernière épreuve officielle disputée derrière les motos B.S.A .en l’absence de monsieur Germain SIMON Président de la FFC retenu par… l’arrivée du Tour de France…(ce dernier était enfin arrivé pour remettre les bouquets ; l’honneur était sauf)
Le » bouche à oreille « ayant bien fonctionné 14 engagés composaient le plateau, 4 concurrents « bisontins »,5 candidats de l’Ile de France, 2 représentants du Lyonnais et 1 délégué de la…Nouvelle Calédonie.
Comme à l’habitude, avec le plus grand soin, en tenant compte des comités, des entraîneurs, des résultats et de la valeur connue des candidats, je composais les séries ; la composition de ces dernières semblait donner satisfaction à tous …sauf un, sauf à Pierre LACHAISE qui flanqué de son fidèle et brave Jean CORNET stigmatisaient ce qui, bien sur, leur semblait du favoritisme…
Je me présentais à ces derniers en rappelant qu’il était inutile et malvenu de faire des conférences en public alors que je me tenais toujours à disposition de chacun ; j’expliquais à l’ami « Pierrot » que « son coureur » dans la série ou il était placé ne pouvait pas, sauf incident, ne pas être qualifié pour la finale, de fait, Michel MEUNIER se classa, sans problèmes, second de sa série…
La piste le permettant, le rouleau était placé à 0,75 mètres et les moyennes de 69,404 KmH
Et de 68,979 KmH étaient réalisées au cours de ces épreuves ; étaient donc qualifiés pour disputer la finale :
LECOURIEUX /WALRAVE
TRENTIN / MARECHAL
BLANCHARDON G. /LACROIX
SKOWRONSKI / ROCHETTE
THIEBAUD / GOUTORBE
MEUNIER / LACHAISE
CLEMENTE / KOCH
BLANCHARDON JL / LARCHER
Le résultat de la finale couronnait Franck CLEMENTE entraîné par Nopie KOCH à la moyenne de 68,842 KmH devant TRENTIN, THIEBAUD, BLANCHARDON JL, MEUNIER, SKORONSKI et aux dires des uns et des autres l’épreuve finale avait été…remarquable, intéressante et spectaculaire.
Cette parenthèse étant refermée il était important de poursuivre nos travaux afin de parvenir le plus tôt possible au but.
Pour convaincre Claude BOUCHALET nous avions passé des journées et des soirées de réunions et d’études afin de se rendre compte de l’ampleur du travail a effectuer.
Ainsi donc, dès le 18 janvier 1982 Jean Claude BOUCHALET nous indiquait « les prix de revient » des transformations nécessaires a effectuer sur les motos pour les rendre conformes à la pratique du demi-fond soit 59.364,00 francs Hors Taxes. (Copie jointe) pour les 12 motos.
Il est a noter que personne, à titre personnel, dans cette « affaire », n’avait touché un petit centime de commission…pas même un ticket de métro, aucun remboursement de frais divers ou de restaurant qui n’auraient, en fait, été que des ristournes déguisées. C’était du bénévolat.
Jean C O U R T
Maisons-Alfort le 22 mai 2009.
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Dans le petite communauté du « demi-fond » la vie, comme souvent d’ailleurs, n’est pas un long fleuve tranquille et bien sur, au moment où l’on se trouve aux responsabilités il est impossible de plaire à tout un chacun.
Etant entendu que la Fédération Française de Cyclisme n’assurait, comme déjà indiqué, aucune dépense pour la discipline autre que l’organisation du championnat annuel, la totalité du matériel récupéré était le fruit de dons, de cession, de la générosité des uns et des autres ; en particulier de la société « T.A. » qui grâce à l’intervention de Pierre MORPHYRE équipait gracieusement la majorité des cadres en plateaux, jeux de direction et de pédalier.
Un personnage de l’époque se disait entraîneur… Quelques uns, parmi les coureurs de notre petit monde l’avaient, non sans malice, surnommé « Grillage » et apparemment, ce dernier ne comprenait pas pourquoi et bien sûr, ne supportait encore moins que je ne retienne pas ses services ; celui-ci sévissait ponctuellement dans les coulisses fédérales et petit à petit tissait sa trame.
Avec quelques amis, suite a ses interventions, plus ou moins déguisées, dans un premier temps, le président Germain SIMON me demanda, très amicalement le 06 Août 1979 de bien vouloir établir et lui remettre un inventaire du matériel, ce qui fut fait puis, par lettre du 26/06/80 notre bon président me demandait de « restituer » à la FFC le matériel que j’avais patiemment regroupé, ensuite par lettre en date du 20/11/1980 ce président m’indiquait qu’il avait demandé à Aimé MONTILLOT, mécanicien des équipes de France piste de bien vouloir récupérer le matériel que j’avais personnellement regroupé… un comble…
Le championnat de France 1981 était programmé pour se disputer sur la piste du vélodrome de Reims le 19 juillet 1981.
Cette épreuve aurait pu, comme à l’habitude, être une formalité et être disputée dans les conditions habituelles, et pourtant cette édition est à marquer dans les annales pour plusieurs raisons.
Pour la première fois, (ce fut la seule à ce jour) Pierre LACHAISE, entraîneur dijonnais critiquait la composition des séries, mettant en cause pas tellement mes connaissances mais surtout ma moralité ; rétrospectivement, je ne me souviens pas que cela se soit renouvelé.
De plus, le procédé était pour le moins inélégant car en lieu et place de me rencontrer, ce dernier, au large, sans m’en informer tenait sa petite conférence de presse, je lui démontrais le bien fondé de mes décisions et l’intégrité de mes choix ; les résultats furent en conformité avec mes prévisions.
- Pour la dernière fois, je pense qu’il s’agissait d’un championnat de France « amateurs »et, avec 14 engagés et 13 participants il était permis de remarquer :
- 2 entraîneurs étrangers les meilleurs techniciens du monde du moment KOCHet WALRAVE
- 2 jeunes entraîneurs français anciens coureurs MARECHAL et LACROIX
- 2 coureurs participants sont devenus entraîneurs BUFFET et BRIQUET
…/…
« Noppie KOCH justifiait sa réputation et sa qualité de meilleur entraîneur et portait Franck CLEMENTE à la victoire couvrant les 50 kilomètres en 43’44 ‘’04 à la moyenne de 68.482 kmh.
Pour la dernière fois, le championnat de France était disputé derrière les motos « BSA » mais cela, à l’époque on ne le savait pas encore.
Pour l’anecdote, le Président Germain SIMON n’était présent que pour remettre les médailles et les bouquets ; ce dernier cependant, complimenta les participants pour leur vaillance et la qualité de l’épreuve.
Physiquement handicapé depuis son malheureux accident de février 1974 Michel SCOB avait conservé toute sa lucidité et participait régulièrement aux réunions de la Commission Nationale du Cyclisme Professionnel dont il était membre, qui était présidée par Monsieur Félix LVITAN et qui se réunissait, chaque mois, au siège fédéral 43 rue de Dunkerque à Paris ; pour ce faire il était, à chaque fois, accompagné et soutenu par Claude LARCHER.
Je ne sais exactement qui a fait quoi,…qui a eu l’idée (géniale),…qui a fait la proposition, qui a défendu le projet, qui a enfin obtenu l’assentiment mais, ce que je sais c’est que c’est Claude LARCHER qui m’a téléphoné pour me demander si « j’étais en mesure de construire des motos d’entraînement ».
Par ce que j’avais réalisé avec succès les motos « Honda » utilisées au vélodrome de Grenoble, je ne doutais pas de mes possibilités mais, il convenait de connaître le pourquoi des choses ; il était nécessaire de trouver un constructeur car, bien sur, si je savais ce qu’il convenait de modifier, je n’était pas en mesure de « tortiller les ferrures » je ne savais pas braser et encore moins souder.
Une fois encore quelque chose de bon se dessinait à l’horizon…
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Jean C O U R T
Le Demi-fond victorieux sur le Tour de France.

Sans aucun conteste, il y a quelque chose de changé dans le petit monde du vélo.
Il convient en premier lieu de féliciter les organisateurs du Tour de France qui, bien sûr, s’ils sont de bons commerçants se battent contre vents et marées pour essayer de maintenir la plus belle épreuve cycliste du monde à conserver son standing.
Après les calamiteuses éditions de ces dernières décennies, il semble que la nouvelle direction soit en passe de réussir ce que d’aucuns n’osaient plus espérer ; redonner une véritable crédibilité à cette magnifique épreuve.
Il semblerait que le pari soit en passe de réussir, le climat général semble bien meilleur, l’ambiance s’en ressent et nos petits français sortent de cet état de léthargie qui ne pouvait que nuire au rayonnement de l’épreuve.
Cependant, comme un bonheur n’arrive jamais seul, la satisfaction, la joie, le bonheur sont survenus, à force de pédales lors de l’arrivée à « NANTES » qui a crevé l’écran…
Cette victoire conforte la FRANCE entière, les spectateurs, les téléspectateurs, le monde du cyclisme de FRANCE, son groupe sportif, sa compagne et tout le petit monde, l’intégralité de la petite famille du demi-Fond.
Toute la discipline est en fête, en effet, « SAM » victorieux sur le Tour de France est également double champion de France de demi-Fond :
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Champion de France à VANNES en 2003.
Pour le compte du groupe « Jean Delatour »
Champion de France à Commentry en 2005.
Sous les couleurs du groupe sportif « AG2r »
A chaque fois, « SAM » était entraîné par Marc PACHECO ; Marc qui en son temps a été un bon coureur amateur est devenu un excellent dirigeant et bien sûr, le climat de confiance et d’amitié qui a présidé à la préparation et aux entraînements du championnat a largement facilité les choses.
Il est certain que la victoire de Samuel DUMOULIN sur le Tour de France a valeur de symbole, tout comme le comportement de Michael BUFFAZ dans le Tour d’Italie ne peut que réjouir notre petite famille ; Michael est champion de France de Demi-fond 2008 et il était également entraîné par … Marc PACHECO !!!
Bien sur, de mauvais nuages, de tristes orages, ne manqueront probablement pas de s’abattre sur l’épreuve ; en aucun cas les organisateurs ne pourront être tenus pour complices, ou responsables.
Vive la FRANCE
Vive le Tour de France
Vive le Demi-fond
Que vive une grande famille cycliste sereine et unie.
Jean C O U R T
Maisons-Alfort le 16 juillet 2008.

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Mon propos en date du 10 février 2008 a été d essayer de faire connaître pourquoi la discipline du Demi-Fond a toujours été la mal aimée de nos institutions.
Le cycle 1971/1974 aura permis de vivre pleins d'espoirs et pourtant, plus grande, une fois encore, une fois de plus,plus grande fut la désillusion; une fois encore, le Demi-Fond était décapité, abandonné et la traversée du désert était pénible, longue, très longue, trop longue.

Bien sûr, certains s'en réjouissaient déjà, et bien sur, prévoyaient la disparition et la mort de la discipline; enfin on allait être débarrassé de ce malvenu trop difficile à gérer…
Bien sûr, ces "technocrates du cyclisme" ne seraient plus confrontés à une technique bien au dessus de leurs connaissances, si connaissances il y a dans le cas qui nous concerne.
Bien sûr, chaque année, la fédération Française de Cyclisme organisait le championnat de France de la discipline; cela suffisait à lui donner bonne conscience; de formation, de moyens, d'aides diverses, rien, rien, rien, encore rien…
Le Demi-fond cependant a la vie dure, très dure et il convient là encore, de se souvenir de l'action de Michel SCOB qui, bien que terriblement diminué physiquement, était encore présent:
- à la commission nationale du cyclisme professionnel
- à l'union nationale des coureurs professionnels
- ainsi que dans le cadre des activités du Demi-fond professionnel
Michel SCOB a donc beaucoup œuvré pour l’organisation des championnats de France de demi-fond.
De ce fait, il fut possible dès 1973 de participer aux championnats de France "professionnels" qui étaient organisés parallèlement aux championnats de France amateurs.
Alain VAN LANKER fut le premier a inscrire et a inaugurer ce palmarès qui avait été abandonné depuis tant et tant d'années; Alain DUPONTREUE et Enzo MATTIODA lui succédaient en 1974 et 1975.
Alain DUPONTREUE, Enzo MATTIODA, Alain MASSON, Christian RAYMOND, Mariano MARTINEZ, Marcel BOISHARDY,Christian PALKA, Bernard GUYOT,Jean-LouisDANGUILLAUME Alain SANQUER et Patrick CLUZAUD (l’actuel DTN) ont en son temps, apporté leur participation à ces épreuves.
Les championnats de France amateurs enregistrèrent les succès de Serge AUBEY, Jean PINSELLO, Max LEFORT (neveu du regretté Jean DEGRIBALDY) ainsi que les débuts d'entraîneurs de Michel BUFFET et de Joèl LACROIX.
Une décision de l'Union Cycliste Internationale détermina que toutes les épreuves sur piste seraient à l’avenir toutes "open"; l'année 1979 était donc marquée par l'organisation du premier championnat de France " open" et une fois encore le tandem Alain DUPONTREUE / Alain MARECHAL se fit un devoir et un plaisir d'inscrire son nom en haut du tableau.
Franck CLEMENTE devançait Pierre TRENTIN et Dominique THIEBAUT en 1980 et Pierrot prenait sa revanche en 1981; avec une bonne préparation à la " néerlandaise" le néo-calédonien Jean-Claude LECOURIEUX décroche la palme en 1982 et 1983.
Cependant, tout celà, bien que méritoire, très méritoire manquait de cohésion; au delà des championnats chacun était livré à lui-même et l'ensemble manquait de cohésion; il fallait vraiment que la discipline ait les reins solides…
A cette époque, votre serviteur était sollicité, invité et retenu dans de nombreuses circonstances; à la demande de Marcel Jean, son père spirituel, le Grand Prix Cycliste de la ville de Paris était remis sur pieds, ce monument de la piste avait été piteusement abandonné en 1971 par le président du Comité de l'Ile de France de la Fédération Française de Cyclisme,Monsieur Simon CHEVALLIER avec un déficit de 2.800.000,00 francs de l'époque à rembourser; le remboursement effectué, le Gand Prix de Paris vivait bien, la participation était brillante, le public nombreux, le résultat financier satisfaisant ; j’étais donc fier de ma réalisation…
Depuis cette époque (1975 / 1979) les successeurs ont déchantés et l'organisation a dû, à nouveau être abandonnée…
Jean COURT était également, chaque année, le président du jury international du Tour de France à la satisfaction, semble-t-il des organisateurs, de l'Union Cycliste Internationale et des directeurs sportifs; et encore, il était l'un des inamovibles instructeurs/conférenciers des stages de formations des élèves commissaires internationaux de l'Union Cycliste Internationale.
Le championnat de France de Demi-Fond amateur était également organisé dans le cadre de la semaine fédérale et pour le reste, chacun se débrouillait comme il le pouvait, dans son petit coin … Rien n'était structuré…
Bien sur, il n'était pas question de gros contrats, la majorité des coureurs et entraîneurs se préparaient, qui par curiosité, qui par amitié, qui par passion, car bien sûr, il n'était pas question de subvention d'où quelles viennent.
Jean C O U R T
Le 21 avril 2008.
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A la lecture de mon dernier billet en date du 21 Octobre 2007 vous avez
probablement , je pense, toutes et tous pris connaissance du texte original
du rapport qui était joint; voici donc maintenant ce qui s'en est suivi…
Bonne lecture et bonne année.
Alexis Blanc-Garin avait été reçu par le directeur national qui, bien-sûr, ne lui avait
rien promis; ce dernier avait seulement demandé…" un rapport " !!!

Alexis BLANC-GARIN, coureur, en 1932
Eh bien sûr ce rapport rédigé par mes soins avait été établi en collaboration
très étroite entre Alexis Blanc-Garin, Michel Scob et moi-même.

Alexis BLANC-GARIN, entraîneur, quelques années plus tard ...
Monsieur Le Directeur Technique National ne nous avait rien promis mais,
cependant, la ferveur et la confiance nous habitaient…"Alexis" anticipait et
s'investissait à la vitesse d'un train à grande vitesse et quant à moi, j'étais
très heureux, ravi, de ne plus être seul et de pouvoir profiter et des
connaissances de l'expert qu'était sans conteste notre ami Alexis.
Le demi-fond national avait enfin obtenu, non sans mal, un strapontin
auprès de la fédération Française de Cyclisme, cette reconnaissance
nous enchantait …
Pour avoir des coureurs il faut avant tout posséder de bons entraîneurs;
Alexis, de ce fait, en premier lieu se mit en devoir de découvrir
et de former un entraîneur: Alain Maréchal et "blan-blan" me disait
à propos de ce dernier:"Il n'aura que la bonne position car c'est la
seule qu'il connaitra" puis encore,"il faut toujours dire qu'il est le meilleur,
même si ce n'est pas vrai" et pourtant, il était déjà le meilleur.
Il convient également de savoir qu'Alexis s'interressait certes aux coureurs;
cependant, il attachait beaucoup d'importance à la qualité de l'entraîneur;
Alexis était un technicien, un psychologue, il était mon voisin, il était mon ami.
Michel Scob, lui, ne cachait sa satisfaction; "secrétaire général de la
commission nationale du cyclisme professionnel" (présidée par Monsieur
Félix Lévitan) il était très utile à l'organisation; créateur des fameux
"Mercredis populaires" il en était l'âme, il avait réussi a faire de cette
organisation une véritable institution, une magnifique pépinière
de formation de champions , un modèle d'organisation peut-être mondial
souvent copié mais, jamais égalé.

Les débuts de l'entraîneur Alain Maréchal ont été rapidement concrétisés par
un premier et très beau titre de champion de France conquis au vélodrome
municipal, notre bonne vieille "Cipale" en compagnie d' Alain Dupontreue.
Ensuite, pour bien marquer les esprits, dès 1972 deux records de France
ont été tentés avec succès, le même jour, sur la piste du vélodrome de Reims:
a) Record de l'heure amateur: Lucien Bottiau
b) Record de l'heure professionnel: Bernard Guyot
Et toujours avec un entraîneur, toujours le même: Alain Maréchal qui,
à nouveau fut champion de France une fois encore, avec Alain Dupontreue;
l'euphorie nous gagnait…
Bien que rien ne soit encore défini, la saison 1973 s'annonçait prometteuse;
nous n'avions toujours pas de budget mais nous vivions d'espoirs
et ces derniers n'étaient pas minces.
Les championnats du monde étaient programmés au vélodrome de San Sébastien
en Espagne, les motos BSA présentées en 1971 à Varèse en Italie, expérimentées
à Marseille en 1972 étaient maintenant agrées par l'Union Cycliste Internationale
et comme un bonheur ne vient jamais seul, Jean Court, commissaire international
était confirmé au titre de " juge arbitre" des championnats du monde de demi-Fond.
Tout était bien , tout était trop bien chacun prenait ses dispositions pour se
rendre en Espagne alors que, victime d'un stupide accident cardiaque, en quelques
heures, Alexis nous abandonnait à tout jamais.
Tout était a refaire et cela n'allait pas être facile, le championnat du monde pour
nous, était triste, très triste et comme pour saluer et remerçier notre Alexis le
talentueux Christian Raymond arracha, de haute lutte une magnifique médaille
de bronze.
Bien sur, avec la disparition de notre Blanc-Garin nous n'avons plus jamais
entendu Monsieur Le Directeur Technique National; le Demi-Fond, en France
a de ce jour, à nouveau et pour un certain nombre d'années entamer une nouvelle
traversée du désert.
Bien- sur, la Fédération Française de Cyclisme se donnait bonne conscience en
"assurant le service minimum"; elle organisait, chaque année le championnat de
France de la discipline dans le cadre de la semaine fédérale…
Un malheur comme un bonheur, n'arrive jamais seul; le 8 février 1974 Michel Scob
était victime d'un très grave accident dont il ne se relèvera jamais et le joyaux du
cyclisme, " ses mercredis populaires" ont perdu un éducateur de grand talent.

Hommage à Michel SCOB, ce titre de champion de FRANCE qui le rendit si heureux
Maisons-Alfort le 10 février 2008.
Jean COURT
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Avec le recul nécessaire pour assimiler ma nouvelle situation, le moment est venu de vous adresser mes remerçiements les plus vifs pour vos nombreuses années de collaboration ainsi que pour les marques de sympathie, de chaleur et d'amitiés, que tous m'avez témoigné lors de mon dernier passage parmi vous.
Bien qu'il n'y paraisse, l'émotion, très forte, était au rendez-vous et sachez tous que
près de vous, j'ai pendant toutes ces années rencontré beaucoup de satisfactions,
appréçié tant de joies, que je pense même avoir parfois approché le bonheur.
Je vous remerçie pour votre collaboration, je me réjouis des progrès réalisés
d'années en années; sans aucun doute, le succès est au bout de la route et votre
réussite sera pour moi la plus belle des récompenses.
Je vous remerçie tous et par la pensée, je serai toujours près de vous.
Chers Amis sachez bien, je vous l'ai souvent dit, nous sommes faits, de gré ou
de force pour vivre ensemble.
Sans unité, point de salut, je compte sur vous.
A tous les coureurs
A tous les entraîneurs
A tous les organisateurs
A tous mes collaborateurs
A tous mes amis
Jean COURT
21 Décembre 2007
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DANS L'ABRI.
L'histoire vaut d'être contée; je vais vous la dire…
Nous sommes en 1971 et, déjà à cette époque, nous étions quelques-uns uns a regretter que la Fédération Française de Cyclisme dont le siège alors situé 43 rue de Dunkerque ne " fasse rien " pour tenter de préserver la discipline du Demi-Fond.
Ce jour là, sur un banc du quartier des coureurs de notre bonne piste municipale,
Michel SCOB qui a été entre-autre, le créateur, le directeur, le gestionnaire, l'esprit
et l'âme des mercredis populaires, organisation dont avec grand succès il en
avait fait une véritable institution.
Ce jour là, sur un banc du quartier des coureurs de notre bonne piste municipale,
Alexis BLANC-GARIN, ancien coureur professionnel, entraîneur de Demi-Fond
de grande qualité qui venait de prendre sa retraite et qui, plus ou moins
souhaitait toujours, à l'occasion, rendre service à la spécialité qu'il avait
su apprécier
Ce jour là, sur un banc du quartier de coureurs de notre bonne piste municipale,
Jean COURTCommisaire international qui par ce qu' il avait été parachuté par
hasard sur cette spécialité en était tombé follement amoureux et tentait ce qu'il
pouvait…
Comme chacun d'entre-nous ne poursuivait que le même but, sans aucune ambition
personnelle, sans ordre de préséance ou de hiérarchie et surtout, compte-tenu
des rapports entretenus par le directeur technique national ( Richard MARILLIER )
avec Jean COURT, il fut convenu, entre-nous, que peut-être, il serait souhaitable
que BLANC-GARIN prenne la tête de " l'organisation" de la discipline et c'est
ainsi que Alexis BLANC-GARIN présenté par Michel SCOB secrétaire de la commission
nationale du cyclisme profesionnel a été reçu, à sa demande, par Richard MARILLIER…
Selon les dires de notre bon Alexis, l'entretien fut cordial; cependant, en conclusion,
le directeur technique national lui demanda de lui fournir un rapport; de retour au
bercail, notre "Blanc-Blanc" était catastrophé: "je suis cuit, il me demande un
rapport" Michel SCOB et moi l'avons consolé et ensemble avons réfléchi à ce que
pourrait être la gestion future et harmonieuse de la discipline.
A terme, fort des idées de l'un et de l'autre je reçu la charge de rédiger le fameux
rapport;
Le texte de ce rapport est joint en annexe
(Projet pour la rénovation du demi-fond français 13 mai 1971)
Il serait faux de dire que ce dernier n'a pas été pris en compte en haut lieu;
ce texte a été lu, relu, commenté et amena la réflexion suivante d'un entraineur
national de l'époque": je n'aurais jamais pensé que BLANC-GARIN serait capable
de faire ça; tout y est, absolument tout"; cette apréciation était peut-être
excessive et en tout état de cause, malheureusement Alexis nous quittait début
1972 et, de fait, nous n'avons plus jamais entendu parler de rien…
MaisonsAlfort le 21 octobre 2007
Jean C O U R T
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